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L’arithmétique de la CSG

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Quelque 60% des ex-actifs au repos ont le bonheur de commencer 2018 par la matérialisation, ce mois-ci, du recul de leur pension. C’est en effet le 1er janvier ( 2018 ) qu’est entrée en vigueur la hausse de 1,7% de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraites au-dessus de 1.200 euros brut par mois.  Certains retraités signalent avoir constaté un recul plus important que prévu de leur pouvoir d’achat :

« La ponction de la CSG a en fait augmenté de 1,84 à 1,86% ».

Explications.

Au 1er janvier, la CSG a bien été augmentée d’1,7 point, comme annoncé par le gouvernement. Argument de ce dernier : relever cet impôt prélevé sur tous les revenus permet de redonner du pouvoir d’achat aux salariés en baissant en même temps sur leur fiche de paie le montant des cotisations sociales. Or, les retraités paient la CSG mais pas ces cotisations : ils sont donc perdants. Sans compensation, leur CSG est passée de 6,6% à 8,3%. Sur les feuilles de pension, ce prélèvement vient s’ajouter à deux autres : la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), dont le taux est de 0,5%, et la contribution de solidarité pour l’autonomie (0,30%). Pour les retraites de régimes complémentaires (Agirc-Arrco) s’ajoute une cotisation d’assurance-maladie de 1%. Au total, ces prélèvements s’élèvent à hauteur de 9,1% de la pension brute pour les régimes généraux et à 10,1% pour les régimes complémentaires.

Faisons maintenant le calcul, avec pour exemple une pension de 1.500 euros brut. Avec l’augmentation de la CSG, ce retraité perd à partir de janvier 2018 25,5 euros net sur sa retraite de base, soit effectivement 1,7% de sa pension brute. Au bout du compte, sa pension nette, c’est-à-dire une fois tous les prélèvements effectués, a subi cette soustraction entre décembre et janvier : 1.389 - 25,5 = 1.363, 5 euros. Calculons maintenant le taux d’évolution entre les deux mois, avec un simple produit en croix : 1.389 étant la base de départ, et 25,5 la somme perdue, il faut multiplier 25,5 par 100 et diviser ce produit par 1.389 = 1,84%.

Et en imaginant que ce retraité ait perçu toute cette somme au régime complémentaire, sa pension nette passe de 1.374 à 1.348,5 euros. Ceci équivaut à un recul de 1,86%.

On le voit, donc, le gouvernement n’a pas triché mais les chiffres relevés par de nombreux retraités sont quand même bons. Sauf que ce n’est pas la ponction de la CSG qui « a en fait augmenté de 1,84 à 1,86% ». C’est la hausse de 1,7% de la CSG, calculée sur le montant brut, qui aboutit à un recul de pouvoir d’achat net de 1,84% (sur la retraite de base) à 1,86% (sur la partie complémentaire). Nuance. Reste que pour tous les retraités qui pensaient que leur baisse de pouvoir d’achat n’excéderait pas 1,7%, la surprise est mauvaise. Et il est vrai que le gouvernement avait omis de souligner ce détail mathématique !

Source: https://www.marianne.net/economie/augmentation-de-la-csg-pour-les-retraites-pourquoi-le-recul-des-pensions-depasse-18

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